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Affiche 9e Café Prison

Prise en charge de la violence chez les patients psychiques : Limites de l’hôpital – limites de la prison

 

Introduction

Tous les acteurs du milieu carcéral (judiciaire, médical et social) s’accordent à dire que la prison n’est pas un lieu de soin. Malheureusement, nous sommes face à des patients considérés  trop violents pour l’hôpital psychiatrique, mais trop malades pour la prison.

Dans le cadre de ce 9e Café Prison, il s’agissait de questionner la prise  en charge de la violence dans le cadre des mesures pénales de soins sous contrainte en milieu carcéral ou dans les unités de mesure existantes, mais également en amont de la prison, dès la 1ère rencontre du patient avec le milieu psychiatrique.

En guise d’ouverture, une Proche d’un patient-détenu a accepté de témoigner  avec courage et sensibilité du parcours qu’ont dû subir son fils et ses proches, depuis les premiers signes de la maladie et ses aller-retour en milieu psychiatrique, des PLAFA ordonnés par la justice civile, puis la lente désinstitutionalisation, une marginalisation menant petit à petit à une escalade de la  violence, jusqu’au passage à l’acte gravissime ayant conduit son fils en prison.
 

Ce témoignage, lourd de sens, nous amène un fil rouge exceptionnel permettant de questionner le système actuel de prise en charge de la violence, et la manière dont nous pourrions, peut-être, la prévenir.

Pour enrichir ce débat et éclairer sur les possibilités actuelles en matière de prévention et de prise en charge de la violence, 6 intervenants interdisciplinaires ont accepté notre invitation

Département de psychiatrie (DP)-CHUV,  Centre de psychiatrie du Nord vaudois (CPNVD)

Mme Barbara Bordy,  Infirmière cheffe de service

Mme Sylvie Dondon, Infirmière pédago-clinique

Mme Alexia Stantzos, Infirmière cheffe de service

Dr. Didier Delessert, Médecin-Chef, Service de médecine pénitentiaire, VS 

Prof. Panteleimon Giannakopoulos, Responsable médical, Curabilis GE

Mme Wanda Suter, Juge de Paix, FR

 
Vous trouverez ci-dessous les questions constitutives du fil rouge de ce 9e Café Prison

 
Adressées à l’ensemble des intervenants

 

  1. Dans certains cas, ne pourrait-on pas instaurer l’obligation de traitement quand il y a eu un échec de collaboration, déjà des actes de violence graves et que le patient va droit dans le mur, pour éviter la prison ?

  2. Qu’existe-t-il pour la prévention ? Les moins de 16 ans qui sont violents, qui ont des problèmes de consommation ou des problèmes psychiques / comportementaux, que leur offre-t-on ?

  3. La Colère : Comment la gérer lorsqu’elle n’a jamais pu s’exprimer, pour qu’elle ne se retourne pas contre soi ? Pour moi, actuellement la seule stratégie est d’en parler à une tierce personne, mais je suis incapable d’en parler à la personne avec qui je suis en conflit. Comment faire pour l’exprimer, sans qu’il y ait une escalade, ou un blocage ?

  4. Ne devrait-il pas y avoir d’obligation légale de prise en compte de l’avis des proches ? Qui ont une autre connaissance du patient.
  5. En tant que proche, lorsqu’il y a dans notre entourage une personne qui est en souffrance, qui a des manifestations inquiétantes de violence, que pouvons-nous faire pour la protéger d’elle-même? A qui s’adresser? (Détection précoce des troubles)

  6. Après 9 ans de Cafés Prisons, est-ce qu’il y a eu beaucoup de progrès ?

    Adressées à  Mme Wanda Suter, Juge de Paix FR

  7. Nous avons connaissance de plusieurs situations où les mesures ambulatoires ne sont pas respectées, que se passe-t-il dans ce cas ? Où se situe l’obligation de soins et quelles sont les mesures de surveillance ?

  8. Les proches sont souvent les premiers à voir que le patient ne respecte pas la mesure ambulatoire qui lui a été imposée. Quelle est dans ce cas la marge de manœuvre des proches avec la Justice de Paix, comment peuvent-ils faire entendre leurs alertes et préoccupations ?

  9. Le médecin traitant en ambulatoire n’est-il pas tenu d’avertir la Justice de Paix si le patient ne vient pas aux rendez-vous ?

    Adressées aux médecins et infirmières

  10. Comment maintenir les liens familiaux, avec l’aide du personnel médical, alors que le patient refuse que des informations soient transmises? Quelle marge de manœuvre au secret médical ?

  11. Sur quelles bases légales désigne-t-on un psychiatre à un détenu en conditionnelle ?

  12. Si le patient est en rupture, n’arrive pas à adhérer au soins, comment pouvons-nous l’aider à entrer dans une relation qui soit constructive ? dans un lien thérapeutique ?

  13. Lorsque l’office d’exécution des peines et le psychiatre donnent la possibilité à un détenu d’aller en foyer, lui font visiter les foyers, le motivent etc., mais ensuite disent au patient détenu qu’il n’y a pas de place? Comment se passe alors le suivi? Comment travaillez-vous cette situation avec le patient-détenu?

  14. Quelle est la liberté pour le patient détenu lorsque la relation thérapeutique ne se passe pas bien avec le chef de clinique ou le psychiatre?
  15. Que fait le corps médical (ou l’hôpital) des patients qui sont momentanément stabilisés grâce à la médication, mais qui bien souvent n’ont pas de ressources à l’extérieur, pas de logements, de prise en charge médicale et sociale, malgré ce qu’ils peuvent prétendre. Ils retombent alors rapidement dans une grande précarité, ils rechutent ne prenant plus leur médication, avec un risque élevé de violences auto- et/ou hétéro-adressées. Quels moyens peut mettre l’hôpital en place afin de mieux protéger ses patients, lorsqu’ils sont un danger pour eux-mêmes et pour autrui?

  16. Avec le recul, beaucoup de personnes détenues nous disent: “Pourquoi on me laissait sortir de l’hôpital alors que j'étais vraiment mal et que je ne savais plus où j'en étais.”
    Pourquoi les alertes des proches ne sont pas prises en compte, elles auraient pu peut-être éviter le drame?

  17. Dans certaines situations, lorsque le patient n’entre pas dans les critères « classiques » de prise en charge à Curabilis ou lorsqu’il se sent pas bien là-bas, les liens avec le patient, tout comme avec les proches, semblent compliqués et ne sembles pas favorisés. Ces patients se trouvent alors de plus en plus isolés, sans activités, sans contacts, sans qu’aucun lien ne soit possible.
    Que pouvez-vous offrir d’un point de vue médical et thérapeutique dans ce type de situation ? De quelle manière essayez-vous de (ré)intégrer le proche dans la prise en charge?

 

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