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Les personnes en situation de handicap et leurs proches se bougent jusqu’à l’ONU

Aujourd’hui, la Suisse respecte- t-elle les droits des personnes handicapées ? C’est à cette question que l’ONU répondra cet automne. Mais pour en arriver là, et espérer des changements, des faîtières telles qu’AGILE.CH ont un rôle prépondérant à jouer. 

 En fin d’année, les Suisses se feront-ils taper sur les doigts par l’ONU ? Afin de faire le point de la situation sur l’inclusion et la participation des personnes concernées par un handicap dans la société en Suisse, certains membres d’AGILE.CH, dont le Graap, se sont réunis le 9 janvier à Berne. Objectif de cette rencontre : que chacun puisse apporter ses préoccupations quant à l’application ou non par la Suisse de la Convention de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées (CDPH). 

Les trois membres du Graap ont, dès lors, fait entendre leur voix : celle de personnes touchées par une maladie psychique et les difficultés qu’elles peuvent rencontrer concernant leurs droits à la dignité humaine et à l’accès aux soins (par exemple lors d’une détention en prison) et leur intégration dans le monde du travail libre.

Rapports civil et étatique 

Afin de se positionner sur l’application ou non de la CDPH en Suisse, le comité de l’ONU pour les droits des personnes handicapées s’appuie sur deux rapports helvétiques. Le premier est officiel et émane de la Confédération et le rapport civil (dit alternatif) est issu des organes non gouvernementaux et de faîtières telles qu’AGILE.CH ou Inclusion Handicap. Le rapport alternatif est donc celui sur lequel le Graap a influencé par sa participation à l’atelier le 9 janvier.

Audition de la Suisse en automne

Entre mi-août et mi-septembre, le Comité de la CDPH, constitué de 18 personnes dont 16 vivants avec un handicap, auditionnera donc la Suisse afin de vérifier que celle-ci applique bien les droits des personnes handicapées. Ainsi, aussi bien les représentants de la Confédération que ceux des faîtières seront interrogés. C’est cet audit et les recommandations qui s’en suivront qui vont être décisives pour provoquer des changements en Suisse. En fonction du rapport d’audit nous saurons si la Suisse est bon élève ou pas en matière d’inclusion des personnes en situation de handicap ! La date de cet audit sera communiquée au dernier moment, probablement durant les vacances d’été. Il sera possible d’y assister à condition de s’inscrire. 

Recommandations à la Suisse 

Les recommandations du Comité ne sont pas contraignantes pour la Suisse mais si elle ne les suit pas, c’est mauvais pour son image sur le plan international. Ce levier est important, il permet aux associations telles que le Graap d’influencer sur la politique et les médias en rappelant que les droits humains ne sont pas une option mais essentiels à une société ou il fait bon vivre pour tous.

Dominique Hafner, membre du comité, présidente de la COPOSOC

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